Contexte

Afin de répondre à la croissance du trafic aérien et pour poursuivre l’amélioration de l’accueil des voyageurs, le Groupe ADP investit dans la construction d’un nouveau terminal au sein de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Ce projet de Terminal 4 et de développement de la plateforme aéroportuaire permettra au Groupe ADP de rester dans le peloton de tête des principaux hubs aéroportuaires mondiaux.

Les perspectives de croissance du trafic aérien mondial conduisent à anticiper une augmentation du trafic des aéroports parisiens. Sur les vingt prochaines années, les estimations de croissance du trafic parisien s’établissent à +2% à +3% par an, avec une perspective de croissance similaire à Paris-Charles de Gaulle :

  • Trafic entre 107 et 126 millions de passagers à l’horizon 2037 à Paris-Charles de Gaulle
  • Entre 620 000 et 660 000 mouvements d’avions d’ici 2037
  • Augmentation du taux d’emport moyen des appareils: pour un moyen porteur, de 124 passagers par mouvement en 2018 à 135 à 170 passagers en 2037; pour un gros porteur, de 205 passagers par mouvement en 2018 à 215 à 270 passagers en 2037

Les quatre pistes actuelles de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle sont suffisantes pour assurer son développement. En revanche, les capacités d’accueil des passagers seront saturées dans les prochaines années.

De plus, en raison de la concurrence internationale accrue, la capacité de Paris à capter la croissance du trafic aérien est soumise à des risques importants. A titre d’exemple, au niveau mondial, sur la période 2012 – 2017, la plate-forme Paris-Charles de Gaulle est passée de la 7ème à la 10ème place en trafic passagers, malgré la croissance continue du nombre de passagers accueillis, tandis que sur la même période Dubaï est passé de la 10ème à la 3ème place. Le système aéroportuaire francilien est en concurrence avec les autres plateformes européennes, en particulier avec Londres Heathrow (78 millions de passagers en 2017), ainsi qu’avec les autres hubs non européens plus lointains, qui affichent l’ambition de devenir des plaques tournantes entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique, à l’image de l’aéroport de Dubaï (88,2 millions de passagers en 2017), hub de la compagnie Emirates.

 

A défaut d’un projet ambitieux, la situation actuelle et la saturation des infrastructures auraient de nombreux impacts négatifs :

  • L’aggravation des problèmes d’accès aux terminaux par les réseaux routiers et les transports en commun car les entrées des différents terminaux seront congestionnés;
  • La baisse du confort pour les usagers et l’allongement des temps d’attente lors du passage de la sécurité ou de l’accès aux avions;
  • La hausse des coûts opérationnels et la diminution de la compétitivité des compagnies aériennes clientes;
  • La stagnation de l’offre et du chiffre d’affaires des entreprises de la plate-forme de Paris-Charles de Gaulle et la perte d’opportunités de croissance pour le territoire;
  • Le plafonnement du nombre de voyageurs accueillis, et donc la perte de connectivité du territoire français: limitation du nombre de touristes et du développement du commerce international.

Dans ce contexte, le défi principal pour la plateforme sera de répondre aux évolutions et aux augmentations prévisibles de trafic. Pour continuer à capter une part de la croissance du trafic aérien mondial et accueillir dans les meilleures conditions les passagers du monde entier, le Groupe ADP se doit d’anticiper et de préparer le futur en construisant un nouveau terminal et en développant la plateforme aéroportuaire. Paris dispose pour cela d’une capacité intrinsèque à attirer le trafic direct, et s’appuie sur un marché local dont la base démographique, économique et touristique est robuste. La plate-forme Paris-Charles de Gaulle elle-même dispose de nombreux atouts : une situation géographique idéale, un système de pistes efficace et une intégration dans un dense réseau routier et ferré.

Les grandes lignes du projet
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