Le Terminal 4 et le développement de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ambitionne d’être un projet au cœur d’une ville aéroportuaire connectée et durable.

Un terminal connecté et intégré qui incarne le futur de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle

Devenant un véritable lieu urbain, de vie et de service, le Terminal 4 s’inscrit au cœur du projet de ville aéroportuaire de Roissypole, ce qui représente un bénéfice pour le passager, l’usager de la plateforme et le riverain : pour les passagers, un parcours et des temps d’attente rendus davantage plaisants et distrayants; pour les salariés, la possibilité de profiter d’un cadre de travail plus agréable; pour les habitants, l’occasion de bénéficier d’une offre de services additionnelle avec des horaires étendus.

Repenser l’expérience passager
Des procédures simplifiées : reconnaissance faciale, assistant personnel multilingue, parcours fluide et services de qualité : réduction de l'attente, excellence opérationnelle, importance stratégique des salariés. Nouveautés : Tako, Fieldbox, Kowee...
Offrir de nouvelles conditions de travail
Un cadre de travail agréable : des infrastructures et des services pensés pour fluidifier les déplacements. Les bâtiments spacieux, faisant une large place au végétal et à la lumière naturelle, offriront un cadre de travail confortable aux salariés.
Améliorer la connectivité
En garantissant des temps de connexion performants : facilitation des temps de correspondance, multiplication des modes d’accès aux différents terminaux. En ouvrant le Terminal 4 sur le reste de la plateforme et sur la ville.

Plus spécifiquement, la stratégie d’accessibilité du Terminal 4 et de la plate-forme aéroportuaire se fonde sur une intermodalité renforcée voiture / modes ferrés. Le but est de renforcer le maillage entre les accès extérieurs et les déplacements internes entre les différentes zones de la plate-forme.

Un terminal relié au reste de la plate-forme :

L’un des enjeux majeurs du Terminal 4 et du développement de la plate-forme aéroportuaire sera l’amélioration de la connectivité sur celle-ci. Cette démarche s’inscrit dans le but de limiter les déplacements internes en voiture individuelle, de faciliter l’orientation des passagers et de garantir des temps de connexion performants entre les différents points d’intérêt de la plate-forme.
Aujourd’hui le réseau intérieur entre les différents terminaux est saturé, et engorgé à l’ouest. La réalisation du Terminal 4 va transformer la physionomie et les déplacements de l’aéroport. Situé à l’est, il sera desservi par deux réseaux permettant de rééquilibrer l’ensemble de ses flux.

Un terminal ouvert sur la ville :

Les relations du terminal avec son environnement sont au cœur du projet. L’accessibilité de la plate-forme à partir de Paris et de l’ensemble du territoire sera repensée dans le cadre du projet du Terminal 4 et du développement de la plateforme aéroportuaire . Il existe actuellement deux pôles multimodaux sur la plate-forme de Paris-Charles de Gaulle, desservis notamment par le RER : la gare de Roissypole (CDG1) et la gare de CDG2, qui recevra aussi CDG Express (en savoir plus : cdgexpress.groupeadp.fr). Le Terminal 4 et la plateforme aéroportuaire sera un nœud d’échanges multimodal accessible des gares de Roissypole et de la ligne 17 (2028-2030).
Il sera relié aux services routiers externes par de nouvelles routes venant compléter le réseau interne. Lorsque le bouclage de la Francilienne, à l’Est, sera finalisé, un nouvel accès sera disponible pour la plate-forme. Il est estimé que 40 % des passagers arrivant par la route passeront par l’entrée Est, soulageant ainsi l’entrée Ouest de l’aéroport.

Le projet du terminal 4 et du développement de la plate-forme aéroportuaire s’insèrera dans la plateforme grâce à une amélioration des réseaux routiers existants

Un terminal et une plateforme durable dans la maîtrise des impacts du trafic

Le Groupe ADP mène depuis plus de vingt ans une politique environnementale sur ses trois plateformes aéroportuaires. La stratégie du groupe en la matière passe par un suivi des impacts liés aux activités de la plateforme, une publication des résultats des études menées, et la mise en œuvre ou la participation à la recherche de mesures d’atténuation et de compensation.

A cet égard, le Groupe ADP ambitionne que le bâtiment du Terminal 4 reflète l’état de l’art en matière d’architecture bioclimatique, fournissant des services dont l’impact sur l’environnement sera le plus faible possible sinon nul. Il s’agit de concevoir un bâtiment qui associe la qualité et la flexibilité de l’aménagement intérieur, la fluidité des accès en voiture et en transports en commun, la simplicité des parcours piétons (en particulier pour les personnes en situation de handicap), et l’ambition environnementale. L’espace sera régi par une volumétrie généreuse et innovante, laissant pénétrer air et lumière, pour limiter les consommations d’énergie tout en favorisant l’impression d’espace et de bien-être. La végétalisation constituera en particulier une opportunité pour intégrer la biodiversité au projet et limiter les écoulements d’eaux pluviales. Des espaces verts intérieurs et extérieurs permettront de dégager une zone de respiration qualitative et accueillante pour les clients et les salariés, et de démarquer ainsi le Terminal 4 des terminaux d’autres plateformes aéroportuaires.

De même, dans la lignée des efforts fournis, les impacts environnementaux du terminal 4 et du développement de la plateforme aéroportaire sont en train d’être inventoriés et maitrisés, de la phase de conception du bâtiment à son exploitation, en passant par la période de chantier. Outre les dispositifs réglementaires de contrôle, le Groupe ADP mène dès lors différents programmes d’action visant à limiter l’impact des nuisances sonores, à préserver la qualité de l’air et la biodiversité, à lutter contre le réchauffement climatique ou encore à optimiser la gestion de l’eau et des déchets sur la plate-forme.

A titre d’illustration, l’un des enjeux pour le projet est de maitriser l’impact des nuisances sonores, apprécié selon différents critères :

  • La limitation de l’évolution de l’IGMP, grâce à l’amélioration des flottes, et en tenant compte de la hausse du nombre de mouvements.
  • La vérification, par la simulation des courbes isophoniques, de la compatibilité du projet avec le plan d’exposition au bruit de 2007,
  • La réduction de l’impact sonore du trafic aérien, grâce à différentes mesures (renouvellement des flottes, évolution de l’infrastructure, progrès technologiques, mesures opérationnelles) mises en œuvre de manière partenariale par les compagnies aériennes, les services de la navigation aérienne, et le gestionnaire d’aéroport.

Pour accéder aux bilans acoustiques du Laboratoire Groupe ADP, cliquez ici.

En phase de fonctionnement, d’après la simulation réalisée, le projet entrainera une hausse de l’IGMP (Indicateur Global Mesuré Pondéré) qui affichait depuis 2008 une baisse constante. Cet indice passerait en effet d’une valeur de 66,7 en 2017 à un niveau d’environ 75 en 2037, soit un niveau équivalent à celui de 2014. L’IGMP restera donc strictement inférieur au seuil règlementaire fixé à 100.

La réduction de l’impact environnemental du trafic aérien, engagé depuis plusieurs années, repose sur plusieurs leviers :

Le renouvellement des flottes : le remplacement progressif des avions les plus bruyants, tels que les B777, B747, B737 et A320 classiques, au profit de B777 x, B787, A350, A320 ou 321 NEO et B737 max, permet la diminution du bruit moteur et la réduction du bruit aérodynamique.

L'évolution de l'infrastructure aéroportuaire : la circulation au sol sera améliorée grâce à la création d'une voie de contournement, dont la mise en service est attendue en 2022.

La modernisation des technologies en matière de traitement du trafic aérien : elle s'effectue dans le cadre du programme SESAR (programme européen de mise en œuvre de technologies nouvelles générations pour la Gestion du Trafic Aérien), qui représente le volet technologique et industriel du Ciel unique européen. Il développe des leviers portant tant sur les temps de roulage au sol que sur l'amélioration des approches.

L'adaptation des procédures d'écoulement du trafic aérien repose en premier lieu sur la redistribution du trafic : un rééquilibrage de la répartition du trafic sur les doublets nord et sud lissera le trafic. Mais cette adaptation repose aussi sur la modification des procédures de vols : la généralisation des descentes continues de jour à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, permettant une diminution du bruit vers le sol (grâce à une limitation des reprises d'accélération), fait partie des pistes de travaux en cours, mais sa mise en œuvre est conditionnée par la levée préalable d'un certain nombre d'obstacles technologiques et règlementaires.


S’agissant de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et plus globalement de la qualité de l’air, le projet doit être compatible avec les objectifs du SRCAE (Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie) d’Île-de-France et plus particulièrement avec les objectifs et orientations concernant le trafic aérien, qui préconisent la limitation de l’impact environnemental des plateformes aéroportuaires

Conformément aux objectifs du Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) d’Île-de-France les actions prévues à l’horizon 2020 concernant les émissions liées au transport aérien seront mises en œuvre telles que :

  • Diminuer les émissions des APU (Auxiliary power unit ou groupe auxiliaire d’énergie) et des véhicules et engins de pistes au sol,
  • Diminuer les émissions des aéronefs au roulage.

Qualité de l’air

Le projet intègrera les enjeux de qualité de l’air locale dès la conception du bâtiment et des infrastructures liées afin d’avoir en phase d’exploitation un impact minimal sur la qualité de l’air.

Le Groupe ADP est déjà engagé pour surveiller la qualité de l’air, et limiter les émissions de polluants locaux, non seulement celles de son activité interne (émissions liées à la production d’énergie notamment) mais aussi, en collaboration avec ses parties prenantes, celles de son activité externe (émissions des avions notamment).

Energie

Les engagements 2016-2020 portent sur l’amélioration de l’efficacité énergétique (réduire de 7% nos consommations d’énergie par mètre carré entre 2009 et 2020), la construction durable (recherche systématique de certifications environnementales (haute qualité environnementale (HQE) et bâtiment basse consommation (BBC) pour tous nos projets de construction), les énergies renouvelables (15% d’énergies renouvelables produites localement dans la consommation interne finale en 2020) et la transition énergétique des véhicules (25% de véhicules propres en 2020 dans la flotte de véhicules légers). En accompagnement au projet du Terminal 4, le Laboratoire du Groupe ADP va notamment poursuivre la réalisation des mesures relatives aux polluants atmosphériques réglementés (Oxydes d’azote, Particules et Ozone) au niveau des plates-formes aéroportuaires franciliennes. Le Groupe ADP investit également pour la surveillance des polluants émergents non réglementés.

Pour les émissions externes (activités aéroportuaires), à l’horizon 2037, le Groupe ADP a pris en compte les hypothèses suivantes en lien avec ses partenaires :

+2,35%
d'évolution du temps de roulage en 2037
50%
estimation du tractage au seuil de piste pour les gros porteurs
90%
des véhicules en escale seraient électriques

Biodiversité

Concernant, enfin, la biodiversité, la démarche aujourd’hui préparée intègre en particulier la protection d’une espèce végétale protégée en Île de France, la Renoncule à petite fleur, qui est présente sur le site ainsi que trois autres espèces remarquables. Quant à la faune, l’enjeu le plus important porte sur les espèces d’oiseaux présentes.

Ces enjeux de protection de la faune et de la flore s’intègre dans le cadre plus global de la politique environnementale et énergétique du Groupe ADP, qui a pour la biodiversité trois objectifs principaux pour 2020 : déployer un plan de gestion écologique des aménagements ; réaliser une étude biodiversité pour les projets structurants et pour tous les aéroports et réduire de 50% les consommations de produits phytosanitaires entre 2008 et 2020.

Toutes les possibilités de réduction de l’impact du Terminal 4 et du développement de la plate-forme aéroportuaire sur la biodiversité seront recherchées, dont notamment le développement de la végétalisation des façades ou toitures et des espaces situés “côté ville” du projet. Les compensations seront recherchées prioritairement au sein de l’emprise aéroportuaire (zone Est des Renardières, frange Sud de la plate-forme), puis à proximité. Une cartographie des zones de compensation, dont celles ayant pu être identifiées au cours de la concertation, sera présentée dans le cadre du dossier de demande d’autorisation environnementale.

Dans le but de faire du Terminal 4 et de la plate-forme aéroportuaire une construction durable et environnementalement responsable, les impacts des quinze ans de chantier seront traités avec la plus grande attention.

De même, l’impact du projet du Terminal 4 et du développement de la plate-forme aéroportuaire sur le trafic routier aux abords de la plate-forme est dûment pris en compte. Avec le nouveau terminal, la fréquentation annuelle de l’aéroport devrait être comprise entre 107 et 126 millions de passagers. Il en résultera une augmentation de 33% du trafic routier en lien avec la plate-forme par rapport à la situation de référence. De façon générale, les impacts se limitent aux axes majeurs, A1, A3, A104, N2 et n’ont que très peu ou pas d’impact sur le boulevard périphérique et le réseau annexe, et restent très localisés dans la zone d’approche de la plate-forme.

Deux projets en cours de réalisation, couplés à l’amélioration du matériel roulant du RER B vers des rames plus capacitaires, permettront d’assurer une desserte satisfaisante de la plate-forme en absorbant le surcroit de déplacements vers les transports collectifs :

La lacune majeure actuelle de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en matière d'accessibilité pour les passagers réside dans l’absence d’une liaison directe avec le centre de Paris, comme cela existe déjà pour d'autres aéroports internationaux. Le projet du CDG Express consiste en la création d’une liaison ferroviaire, rapide et directe, entre Paris (gare de l’Est) et Paris-Charles De Gaulle. Le temps de trajet sera de 20 minutes, avec un train toutes les 15 minutes de 5h00 à minuit. En projet depuis de nombreuses années, le CDG Express est à présent approuvé et sera réalisé par une société concessionnaire dont les actionnaires sont le Groupe ADP/SNCF Réseau/Caisse des Dépôts, pour une mise en service à l’horizon 2024, à temps pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Pour en savoir plus : cdgexpress.groupeadp.fr

Dans le cadre du Grand Paris Express, la nouvelle ligne de métro 17 assure la desserte des territoires du Bourget, de Gonesse et du Grand Roissy, en les reliant directement à la Plaine Saint-Denis et en desservant l’aéroport Paris- Charles de Gaulle via une gare située au niveau du futur Terminal 4. La Ligne 17 sera mise en service pendant la montée en capacité du terminal. Le tronçon entre Saint-Denis-Pleyel et Le Bourget Aéroport en 2024, jusqu'au Triangle de Gonesse en 2027 et jusque l’aéroport Paris- Charles de Gaulle, et au Mesnil-Amelot à l'horizon 2030.

Un terminal au cœur du développement des territoires

L’activité de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle bénéficie depuis quarante ans au développement socio-économique du territoire, grâce notamment aux retombées en matière d’emplois (90 190 emplois directs en 2016, dont 47% situés dans un rayon de moins de 20 km autour de l’aéroport). En dialogue permanent avec les riverains et les acteurs locaux, le Groupe ADP s’emploie à faire bénéficier le Grand Roissy-Le Bourget, les collectivités territoriales, leurs habitants et les entreprises des retombées économiques du développement de la plate-forme.

Paris-Charles De Gaulle a un rôle décisif

21,6
millions d'euros de valeur ajoutée
90190
emplois directs et 403 300 emplois soutenus
6,4
milliards d'euros d’impact catalytique des touristes

Le développement socio-économique du territoire, dont l’emploi en est le premier indicateur, compte à nouveau parmi les enjeux prioritaires du projet du Terminal 4. Dans ce cadre, le Groupe ADP porte une ambition forte pour le territoire: faire bénéficier en premier lieu les populations riveraines des emplois créés par le développement de l’activité aéroportuaire et renforcer l’attractivité du territoire et son dynamisme économique en améliorant sa connectivité et son accessibilité.

Dans sa phase d’exploitation, le Terminal 4 et le développement de la plateforme aéroportuaire pourrait représenter un potentiel allant jusqu’à 50 000 nouveaux emplois directs et 225 000 nouveaux emplois soutenus (emplois directs, indirects, induits, catalytiques liés au développement du tourisme). La période de chantier devrait générer, dès 2020, 4 500 à 5 500 emplois par an. L’impact économique du projet sur le territoire pourrait se matérialiser par des développements hors emprise de fonctions à forte valeur ajoutée, et faible intensité en transport de matières premières, telles que le catering et l’entretien de matériel aéronautique. Ces activités pourraient s’implanter dans les zones d’activité d’ores et déjà identifiées par le schéma directeur de la région Île-de-France, à proximité de l’aéroport, et contribueraient au partage de valeur et à la création d’emplois.

Des initiatives fortes vont dans le sens de cet objectif, notamment via la mise en place d’un dispositif spécifique avec le GIP emploi Roissy. L’objectif est de faire en sorte que les emplois générés par le nouveau Terminal, en phase chantier puis en phase d’exploitation, bénéficient en priorité aux territoires les plus proches en s’assurant que le territoire est en mesure de pourvoir l’ensemble des besoins de main d’œuvre. La méthode retenue suit quatre axes spécifiques :

Pourquoi un nouveau terminal ?
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Qu’est ce qu’une concertation ?
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